jeudi 24 octobre 2019

De troublants éloges de Michel Chartier de Lotbinière

Bonjour!

J'aimerais vous partager aujourd'hui un début de réflexion, sur des éléments pour le moins "troublants" que j'ai récemment trouvés dans les sources.

En me promenant sur le site Archives de la Nouvelle-France, je suis tombé sur un document assez étonnant: quatre "appréciations" données par divers officiers militaires au sieur Michel Chartier de Lotbinière, ingénieur militaire canadien, afin de lui permettre d'envisager une poursuite de sa carrière en France, au sortir de la conquête du Canada par les Britanniques.

Attestations données en faveur de Michel Chartier de Lotbinière par les autorités militaires...,
Fonds Famille Chartier de Lotbinière, Bibliothèque et Archives Canada
(je n'ai mis ici qu'une seule des deux pages du document, consultable en entier ici)

Ces quatre appréciations ont été produites entre 1760 et 1763. J'aimerais m'intéresser ici à deux de ces "lettres de recommandations" en particulier, qui soulèvent bien des questions, auxquelles j'espère pouvoir apporter une réponse au cours de ma recherche (c'est hélas un des risques du métier d'historien de ne pas toujours pouvoir apporter de réponse aux questions soulevées par la recherche). Je vous partage donc pour l'instant mes réflexions embryonnaires qui découlent de ma récente découverte de ce document.

La première appréciation est signée par Louis-Antoine de Bougainville, ancien aide-de-camp du marquis de Montcalm, que j'ai déjà fait intervenir à plusieurs reprises sur ce blogue, notamment par rapport aux ingénieurs militaires (voir mes articles sur les ingénieurs français et canadiens). Son commentaire est daté du 1er septembre 1760, soit au moment le plus critique pour la colonie, quelques jours seulement avant la capitulation générale signée par le marquis de Vaudreuil à Montréal!


"Nous colonel d'infanterie, chevalier de l'ordre royal et militaire de St Louis, commandant pendant le cours de la campagne sur la frontière du lac Champlain, attestions que M. de Lotbinière, capitaine d'une compagnie détachée de la Marine et ingénieur du Roy chargé de la direction des fortifications de ladite frontière a servi seul ingénieur sous nos ordres avec tout le zèle et l'intelligence possible, tant avant que pendant le siège de l'Isle aux Noix, et que l'ensemble des ouvrages qu'il a faits a cette isle prouvent sa capacité. Voulant rendre justice à son mérite, nous avons expédié la présente attestation pour lui servir ce que de raison. Fait à Montréal ce 1er 7bre 1760."
Je suis assez intrigué par le ton employé ici par Bougainville. En effet, tout au long de son journal de campagne commencé en 1756, il est particulièrement virulent envers Chartier de Lotbinière. L'ingénieur canadien est reconnu par de nombreux officiers français comme un incompétent notoire en matière d'ingénierie militaire, notamment en ce qui a trait à un aspect fondamental de son métier, celui des fortifications (voir par exemple les commentaires sur son oeuvre majeure, le fort Carillon, dans l'article que j'ai consacré aux fortifications de la colonie). Bougainville le qualifie même de l'appellation succulente de "Vauban du Canada", avec tout le dédain et le sarcasme dont il est coutumier...
Ainsi, ce soudain revirement dans son appréciation de l'ingénieur canadien m'intrigue: pourquoi Bougainville est-il si élogieux envers celui qu'il a si longtemps méprisé? Lotbinière a-t-il réellement eu un comportement en tous points exemplaire lors du siège par les Britanniques du fort de l'Isle-aux-Noix, quelques jours plus tôt, forçant l'officier français à revoir son jugement? Ou bien celui-ci, voyant la fin prochaine de la colonie, et souhaitant mettre fin aux inimitiés personnelles, aura eu "pitié" de l'ingénieur canadien, en faisant tout son possible pour l'aider dans une future carrière? Hélas, rien ne me permet pour le moment de trancher, mais il est certain que je vais creuser la question...

La deuxième de ces appréciations est encore plus troublante. Elle émane du marquis de Vaudreuil, dernier gouverneur de la Nouvelle-France. Comme elle est plus longue du double de celle de Bougainville, je ne vais pas la citer en entier, je vais me pencher sur certains extraits seulement. Mais avant, une petite contextualisation s'impose. Vaudreuil et Lotbinière sont parents, par un lointain cousinage par alliance. Surtout, Lotbinière, protégé de Vaudreuil, était le candidat du gouverneur à la succession de Chaussegros de Léry père pour occuper la charge d'ingénieur en chef de la Nouvelle-France, à la mort de ce dernier en 1756. Pendant plusieurs mois, la dispute entre Français et Canadiens est virulente à ce sujet, les officiers de l'armée, Montcalm en tête, favorisant un ingénieur métropolitain, Nicolas Sarrebource de Pontleroy. C'est sur intervention d'un autre ingénieur français, Louis Franquet, que Pontleroy est nommé par la Cour de Versailles en 1757. Vaudreuil n'a cependant jamais apprécié cette nomination, essayant régulièrement de "gêner" le nouvel ingénieur en chef, et favorisant Lotbinière. Un climat de rivalité, parfois lourd, s'est créé entre les deux ingénieurs (voir le commentaire qu'en fait Pontleroy).

Dans l'appréciation qu'il signe pour Lotbinière, plusieurs années après ces événements, en plus d'un éloge appuyé quant aux services de l'ingénieur, Vaudreuil se permet une formulation que je trouve particulièrement forte, renvoyant directement à cette querelle:









"Nous ne devons point omettre que ses projets, tant qu'ils ont été suivis, ont réussi parfaitement, et que s'il eut été en chef dans sa partie, nous serions peut-être encore possesseurs du Canada; car ses idées se sont toujours trouvées conformes à l'événement".
Par ces mots, Vaudreuil ne fait pas moins que reposer la perte de la colonie sur le choix de Pontleroy comme ingénieur en chef en 1757!

Cette phrase fait écho au deuxième élément troublant de cette appréciation de Vaudreuil: la date à laquelle il la signe.



29 mars 1762. Il s'agit tout simplement de la veille de l'embastillement de Vaudreuil, rattrapé par le scandale de l'Affaire du Canada. Ce procès, qui a agité la France entre 1761 et 1763, est celui des abus et malversations financières qui ont accablé la Nouvelle-France dans ses dernières années d'existence (et qui ont contribué à la perte de la colonie). Plusieurs fonctionnaires, parfois très haut placés, sont impliqués, et certains embastillés, comme le gouverneur Vaudreuil et l'intendant Bigot. Je ne rentrerais pas dans les détails de l'Affaire du Canada ici, je vous recommande pour cela le court mais très éclairant article qu'y a consacré André Côté.

Vaudreuil a donc signé une recommandation pour son parent, très lourde par les termes qu'il emploie, à la veille de son arrestation. S'agit-il d'une simple coïncidence? Ou bien, prévoyant la tempête se rapprochant de lui, aura-t-il cherché par cette attestation un appui supplémentaire, une "monnaie d'échange" contre un témoignage en sa faveur de la part de Lotbinière? Là non plus, rien ne me permet pour l'instant de trancher. Je ne peux que noter que Lotbinière, quoiqu'ayant été accusé à plusieurs reprises par les ingénieurs français de participer allègrement aux abus financiers en Nouvelle-France, ne fait pas partie des personnes inquiétées lors de l'Affaire du Canada...

Je voulais donc vous partager ces débuts de réflexions, partie intégrante du métier de l'historien. J'espère pouvoir y apporter des éléments de réponse, que je ne manquerais pas de partager sur mon blogue.

À bientôt pour de nouveaux billets historiques!
Michel Thévenin

mardi 22 octobre 2019

"Les Anglais de ce continent ne sont pas assez aguerris pour faire des sièges"

Bonjour à toutes et à tous!

Alors que je viens de me procurer (enfin!) la si prometteuse revue Nouvelle-France. Histoire et patrimoine, je suis tombé à la lecture d'un des articles qu'y signe mon ami Dave Noël sur un élément de source intéressant quant à la guerre de siège en Nouvelle-France lors de ce conflit, que je souhaite vous partager ici (contextualisé bien évidemment).

Petit rappel: les hostilités entre la France et la Grande-Bretagne ont éclaté dans la vallée de l'Ohio à la fin du mois de mai 1754 par "l'affaire Jumonville", au cours de laquelle un officier français, Joseph Coulon Villiers de Jumonville, meurt dans une embuscade tendue à son détachement par un parti mené par un jeune officier virginien, George Washington (dont le destin futur sera autrement plus heureux...). À l'origine de l'affrontement se trouve le flou entourant la souveraineté de l'une ou l'autre des puissances européennes sur la région de l'Ohio. Les Britanniques souhaitent se l'approprier, pour pousser leur colonisation vers l'ouest. Les Français, eux, souhaitent faire de cette zone une frontière permettant de canaliser les désirs britanniques d'expansion. À ces fins, les autorités coloniales font ériger une série de forts entre 1753 et 1754. Le plus important est le fort Duquesne, du nom du gouverneur de la Nouvelle-France (Ange Duquesne de Menneville, marquis Duquesne), établi sur les "fourches de l'Ohio", c'est-à-dire à l'endroit où les rivières Monogahela et Allegheny se rejoignent pour former l'Ohio (sur le site de l'actuelle ville de Pittsburgh, en Pennsylvanie).

Plan du fort Duquesne et de ses environs, dressé le 15 avril 1755 par Caspard-Joseph Chaussegros de Léry fils.
Conservé aux Archives Nationales d'Outre-Mer, consultable en ligne sur le site Archives de la Nouvelle-France


Après le déclenchement des hostilités en 1754, les Britanniques projettent pour l'année 1755 une offensive d'envergure contre la Nouvelle-France, alors que la France et la Grande-Bretagne sont officiellement encore en paix (la guerre ne sera déclarée qu'en 1756). L'une des attaques prévues est celle visant à assiéger ce fort Duquesne. Menée par le commandant des forces britanniques en Amérique du Nord, Edward Braddock, elle est anéantie le 9 juillet 1755 à la célèbre bataille de la Monongahela, livrée tout près du fort, et au cours de laquelle Braddock est mortellement blessé.

Quelques mois plus tôt, alors que les tensions s'enveniment, le commandant de la garnison du fort Duquesne, Claude-Pierre Pécaudy de Contrecoeur, alerte le gouverneur de la Nouvelle-France du risque de voir les Britanniques tenter un siège contre son fort. Voici un extrait d'une des réponses que lui fait le marquis Duquesne, ici dans une lettre du 27 avril 1755:

"Je ne puis vous désapprouver d'avoir fait descendre le Sieur de Léry, quoique j'eus mieux aimé cet officier à la tête du détachement du Détroit que pour les ouvrages de fortification pour lesquels vous l'avez appelé; je ne saurais concevoir ce que vous imaginez de plus à faire dans un fort dont les établissements sont finis et qui est revêtu de bons fossés et glacis, c'est là à quoi je borne les travaux extérieurs que vous me citez dans votre lettre du 13 février dernier, car tous les autres ne serviraient qu'à excéder votre garnison que vous devez conserver pour être en état de combattre par peloton ou à faire une vigoureuse défense à votre fort. Je vous ai mandé plus d'une fois Monsieur que je ne croirai le siège du fort Duquesne que lorsque vous m'aurez mandé que les Anglais ont ouvert la tranchée, mais tant s'en faut que je désapprouve vos précautions, je vous exhorte au contraire à les augmenter pourvu qu'il ne s'agisse pas de remuer la terre mal à propos".

On voit là que le gouverneur de la Nouvelle-France semble peu enclin à croire les Britanniques capables de réellement inquiéter le fort Duquesne... Il le confirme de manière tonitruante dans la même lettre:

"J'ai fait doubler la garnison du fort Saint-Frédéric et je suis tranquille, je vous conseille de l'être aussi car les Anglais de ce continent ne sont pas assez aguerris pour faire des sièges".

Je trouve cette citation extrêmement révélatrice de la pensée qui habite les autorités coloniales françaises à l'aube de la guerre de Sept Ans: l'Amérique n'a connu jusqu'à présent que des engagements limités, des guerres "coloniales", reposant essentiellement sur une guerre de raids, et la prochaine guerre répondra à la même logique. Nul ne se doute que la guerre à venir va changer complètement la façon de faire la guerre sur ce continent. J'ai montré par mon mémoire que l'arrivée de véritables armées européennes, française comme britannique, va entraîner une européanisation réussie de la guerre en Amérique. Pas moins de onze sièges seront menés au cours de ce conflit en Amérique selon le modèle européen. Par contre, le fort Duquesne ne subira pas de siège, la garnison préférant évacuer le fort en le faisant exploser devant l'avancée des Britanniques au cours de l'année 1758...

À bientôt pour de nouveaux billets historiques!
Michel Thévenin

Source: Lettre du marquis Duquesne à Contrecoeur, 27 avril 1755, dans Papiers Contrecoeur et autres documents concernant le conflit anglo-français sur l'Ohio de 1745 à 1756, édités par Fernand Grenier, Québec, Les Presses Universitaires Laval, 1952.

jeudi 10 octobre 2019

Une impressionnante reconstitution de siège

Bonjour!

J'aimerais vous partager aujourd'hui une trouvaille, que j'ai vue passer ces derniers jours sur Facebook.

Les 4 et 5 octobre derniers, un superbe événement de reconstitution historique s'est déroulé en République Tchèque, à la forteresse de Terezin (située dans la ville du même nom).


Plusieurs dizaines de reconstituteurs, visiblement très motivés, ont recréé le siège de la ville de Schweidnitz (actuelle ville polonaise de Swidnica) en 1762. Pour une rapide contextualisation, ce siège a lieu à la fin de la guerre de Sept Ans, sur le théâtre d'opérations d'Europe centrale (la "Troisième guerre de Silésie" entre la Prusse et l'Autriche, que j'ai déjà mentionnée dans mon article sur les différentes dénominations de cette guerre). Alors que les pourparlers de paix entre les différents belligérants (qui aboutiront sur les traités de Paris et d'Hubertusburg de 1763) ont déjà débuté, les opérations militaires continuent, afin de pouvoir influencer le cours des négociations. Les Prussiens de Frédéric II font ainsi le siège de l'importante ville de Schweidnitz, alors aux mains des Autrichiens (la ville a d'ailleurs été le théâtre de quatre sièges lors de ce conflit, en 1757, 1758, 1761 et donc 1762). Après deux mois de siège, entre août et octobre, et après avoir repoussé à deux reprises une armée de secours autrichienne (voir ici une des parades possibles à ces secours), Frédéric réussit enfin à s'emparer de la ville, le 9 octobre. Des informations détaillées sur le siège sont disponibles ici.

Là où cette reconstitution est impressionnante, c'est que les passionnés impliqués dans l'événement ont véritablement recréé des opérations de sièges, avec une logistique extrêmement lourde!

Je vous partage ici une vidéo (d'environ 25 minutes) où l'on voit clairement les efforts mis en oeuvre pour recréer la lente et complexe approche d'une place au moyens de tranchées. Mon tchèque étant quelque peu rouillé, je ne peux vraiment vous renseigner sur le contenu de la narration qu'on entend dans cette vidéo... Je me contenterais à défaut de la commenter par après (navré pour la piètre qualité de la vidéo, téléchargée de Facebook...).



Plusieurs des caractéristiques des sièges du 18e siècle sont ici fidèlement représentées. On voit clairement le travail des sapeurs occupés à creuser la tranchée, et on voit même certains éléments du lourd matériel qu'une telle opération nécessite (voir l'article que j'ai consacré à cette question du matériel). De même, au fur et à mesure que la tranchée se rapproche de la place, les troupes prussiennes prennent place dans les différents retranchements, pour protéger par leurs tirs le travail des sapeurs. Les assiégeants sont même accompagnés par une batterie d'artillerie! À l'inverse, on voit une sortie de la garnison autrichienne pour gêner les assiégeants dans leur oeuvre (la garnison réussit même à s'emparer momentanément de la tranchée assiégeante).

Bien évidemment, cette recréation de siège avait lieu dans un espace assez confiné, ce qui peut rendre la chose parfois un peu confuse. Pour une représentation plus "réelle", je vous invite à voir la scène du siège du fort William-Henry de 1757 dans le film Le Dernier des Mohicans (et l'analyse que j'en ai faite). Mais à mon sens, si le film de 1992 donnait un rendu très spectaculaire (et fidèle) d'un siège du 18e siècle, je suis peut-être encore plus "impressionné" par ce qu'ont fait ces reconstitueurs il y a quelques jours. Plutôt que de se contenter de manoeuvres en terrain plat (qui peuvent elles aussi être très complexes et spectaculaires), ils ont poussé la passion à une extrémité que je n'avais jusqu'alors jamais vue dans un événement de reconstitution.

Je vous partage une autre vidéo de l'événement, plus longue (une cinquantaine de minutes), qui montre plus les mouvements de troupes en parallèle du siège, qui apparaît tout de même à certains moments.


Pour terminer de rendre justice au spectacle proposé par ces reconstitueurs, voici quelques photos qui montrent bien que rien n'a été laissé de côté pour illustrer la fureur d'un siège, pas même les "explosions".



Si vous souhaitez voir plus de photos de cet événement, je vous invite à aller consulter cette galerie, réunissant des photos présentant bien le déroulement de cette reconstitution.

À bientôt pour de nouveaux billets historiques!
Michel Thévenin

lundi 7 octobre 2019

Wolfe dans un Disney?

Bonjour!

J'aimerais ce matin vous partager un petit délice de l'audio-visuel du 20e siècle: le dessin animé Sleepy Hollow de Disney, de 1949 (il est disponible en entier, soit une trentaine de minutes, sur Dailymotion, ici). Mon grand ami Joseph Gagné l'a mentionné récemment dans son article sur les films d'Halloween se passant dans un contexte colonial, ce qui m'a donné envie de le redécouvrir. Aussitôt dit, aussitôt fait! Joseph et moi l'avons réécouté hier soir.

Pour un rapide résumé, ce court dessin animé raconte les (més)aventures d'Ichabod Crane, maître d'école du petit village américain de Sleepy Hollow à la fin du 18e siècle, terre de la légende du terrible cavalier sans tête...

En réécoutant la version de Disney, quelque chose m'a frappé: le personnage principal, le maître d'école Ichabod Crane, ressemble étrangement au général James Wolfe, célèbre pour avoir assiégé Québec à l'été 1759, tel qu'il apparaît dans les caricatures qu'en a fait son subordonné, George Townshend... L'historienne Sophie Imbeault signe d'ailleurs un texte sur les relations pour le moins tendues entre Wolfe et son état-major, dont fait partie Townshend, dans la toute nouvelle revue Nouvelle-France, histoire et patrimoine. Plusieurs de ces caricatures, actuellement conservées au Musée McCord, sont disponibles ici.

Voici le personnage d'Ichabod Crane tel que représenté par Disney:





Et voilà les caricatures de Wolfe par Townshend à l'été 1759:

Le général James Wolfe à Québec en 1759, par George Townshend, 1759, Collections du Mussée MacCord

Portrait du général James Wolfe par George Townshend, 1759, Collections du Musée McCord
Je vous laisse juge de la ressemblance, pour ma part, je trouve le fait assez cocasse.


À bientôt pour de nouveaux billets historiques!

Michel Thévenin

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