Aujourd'hui est une date spéciale pour moi, puisqu'il s'agit tout simplement de mon anniversaire. Je me suis demandé, par curiosité, ce que les sources que j'utilise pour étudier la guerre de Sept Ans dévoilent pour cette date du 30 décembre.
lundi 30 décembre 2019
Un 30 décembre en Nouvelle-France pendant la guerre de Sept Ans
Aujourd'hui est une date spéciale pour moi, puisqu'il s'agit tout simplement de mon anniversaire. Je me suis demandé, par curiosité, ce que les sources que j'utilise pour étudier la guerre de Sept Ans dévoilent pour cette date du 30 décembre.
jeudi 19 décembre 2019
Louisbourg 1758, Montréal 1760: Jeffery Amherst et l'absence de "reddition honorable".
Un exemple permettant de comprendre l'humiliation que représente un refus des honneurs de la guerre en cas de belle défense est celui du siège de Louisbourg par les Britanniques en 1758. La garnison de la puissante forteresse française de l'Isle Royale (voir ici une courte vidéo sur l'histoire de cette forteresse) capitule le 26 juillet 1758, au terme d'un siège éprouvant de 45 jours, durée particulièrement longue pour l'époque (voir ici mon article sur la durée qu'on considère "normale" d'un siège au 18e siècle). Malgré la très belle défense de la garnison commandée par le chevalier de Drucour, gouverneur de Louisbourg, le général britannique Jeffery Amherst refuse aux Français les honneurs de la guerre, et renvoie les troupes françaises en Europe, pour y être échangées contre des prisonniers britanniques.
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Portrait de Jeffery Amherst par Joseph Blackburn, 1758, Mead Art Museum, Amherst (Massachussetts) |
La réaction du ministre de la guerre, le maréchal de Belle-Isle, est on ne peut plus claire quant à l'humiliation que représente ce refus des honneurs de la guerre. Dans une lettre du 19 février 1759 au marquis de Montcalm, commandant de l'armée française en Amérique, il enjoint ce dernier à n'accepter en aucun cas de telles conditions lors d'éventuelles redditions futures:
"J'ai répondu de vous au Roi; je suis bien assuré que vous ne me démentirez pas, et que, pour le bien de l'État, la gloire de la nation et votre propre conservation, vous vous porterez aux plus grandes extrémités plutôt que de jamais subir des conditions aussi honteuses que celles qu'on a acceptées à Louisbourg, dont vous effacerez le souvenir."Si les Français réussissent à obtenir des conditions assez avantageuses lors de la capitulation de Québec le 18 septembre 1759, la dernière campagne en Nouvelle-France en 1760 voit à deux reprises l'honneur des armes françaises bafouées par un refus britannique d'accorder aux vaincus une reddition honorable: au fort Lévis le 25 août et quelques jours plus tard, le 8 septembre, à Montréal.
Dans les deux cas, le général britannique est Jeffery Amherst, celui-là même qui avait déjà refusé les honneurs de la guerre à la garnison de Louisbourg. Dans le cas de Montréal, la reddition a lieu sans combat, le marquis de Vaudreuil, gouverneur de la Nouvelle-France, réalisant le désespoir de la situation (2 à 3 000 soldats français faisant face à 18 000 Britanniques), et signant ainsi la capitulation des dernières forces de la colonie. Dans sa proposition de capitulation, Vaudreuil demandait les honneurs de la guerre pour les troupes françaises, afin de saluer leur résistance presque désespérée pendant cinq années. Amherst refuse cette marque honorable, précisant au contraire que
"Toute la garnison de Montréal doit mettre bas les armes, et ne servira point pendant la présente guerre".
L'injure est plus grande encore pour l'armée française qu'à Louisbourg. Alors que la garnison de Drucour, prisonnière de guerre, avait été ramenée et échangée en Europe, les troupes du chevalier de Lévis (successeur de Montcalm à la tête des troupes françaises depuis la mort de celui-ci en défendant Québec en 1759) sont renvoyées, libres, en France, mais avec l'interdiction de combattre pour le restant du conflit. L'intention pour les Britanniques est ici de priver Louis XV de soldats et d'officiers expérimentés. Mais en plus d'atteindre l'honneur des officiers de la garnison, cette clause met un sérieux frein aux possibilités de carrière future pour ces nobles ayant fait de la guerre leur métier...
L'argument principal des Britanniques pour justifier leur sévérité quant aux garnisons françaises est l'usage de représailles pour punir les Français de leur conduite de la guerre. L'argument fait référence aux exactions commises par les Autochtones alliés aux Français, aux pratiques jugées "barbares" par les Européens (l'exemple le plus éclatant étant le massacre d'une partie de la garnison britannique du fort William Henry en 1757). J'ai présenté dans un colloque à Wendake en juin 2018 une communication traitant de ces questions de violences "européennes" et "amérindiennes" de la guerre de siège, et du discours les entourant. Vous pouvez regarder la vidéo de cette communication (20 minutes) ici.
Mais dans le cas de Montréal, il existe une autre hypothèse pouvant expliquer le comportement de Jeffery Amherst. Le journal de campagne du comte de Malartic, un des officiers français ayant servi en Nouvelle-France, est publié en 1890 par son arrière petit-neveu. Ce dernier, évoquant la reddition de Montréal, précise en note:
"Amherst, le général qui avait capitulé à Clostersevern, voulait prendre sa revanche au Canada. Aussi se montra-t-il impitoyable, et refusa-t-il les honneurs militaires à des soldats qui pourtant les avaient bien mérités".Le descendant de Malartic juge ainsi que le comportement d'Amherst ne serait rien d'autre qu'une vengeance personnelle, faisant référence à un événement ayant eu lieu quelques années avant la capitulation de Montréal.
Le déclenchement officiel de la guerre de Sept Ans en 1756 contraint les Britanniques à assurer la défense de l'électorat de Hanovre, possession personnelle du roi George II de Grande-Bretagne située au nord-ouest de l'Allemagne. Le monarque décide pour cela de payer des troupes allemandes, commandées par son propre fils, le duc de Cumberland. Plusieurs officiers britanniques accompagnent ce dernier, dont Jeffery Amherst. L'année 1757 voit une armée française, commandée par le maréchal d'Estrées, battre l'armée de Cumberland à la bataille de Hastenbeck (le 26 juillet). Comble de l'ironie, au lendemain même de la victoire, d'Estrées est remplacé par le maréchal de Richelieu, le vainqueur de Minorque (voir mon article sur le siège de Minorque de 1756 ici). Richelieu s'empresse de signer avec Cumberland la convention de Klosterzeven, qui consacre l'invasion victorieuse du Hanovre. La convention entraîne la démobilisation de l'armée de Cumberland, à l'exception des troupes hanovriennes, qui ont cependant interdiction de combattre pour le restant de la guerre.
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Portrait de Louis-François-Armand de Vignerot du Plessis de Richelieu, maréchal de France, par Jean-Marc Nattier, 1732, Museu Caliste Gulbenkian, Lisbonne |
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Portrait de William Augustus, duc de Cumberland, par Joshua Reynolds, 1758, The Devonshire Collection, Chatsworth, Royaume-Uni |
Hormis cette mention du descendant de Malartic, rien ne permet de confirmer l'idée d'une vengeance "personnelle" d'Amherst dans son refus d'une reddition honorable pour les garnisons de Louisbourg, du fort Lévis ou de Montréal, mais l'anecdote reste amusante...
Mais le refus des honneurs de la guerre n'est pas une spécificité d'Amherst, ni même britannique. Maurice de Saxe, le brillant maréchal saxon de Louis XV et glorieux vainqueur de Fontenoy, avait usé d'une telle sévérité lors de la prise de Bruxelles par les Français en 1746. Le siège de la ville commence le 7 février (Maurice de Saxe faisant ici la surprise d'une campagne hivernale), et à partir du 10 février, les Français sont en mesure de bombarder la ville. C'est le moment choisi par le commandant de la place pour demander une capitulation, et les honneurs de la guerre pour sa garnison. Le général assiégeant lui répond alors: "Vous avez commis la faute de mettre une garnison à Bruxelles qui n'est point une place tenable. Il n'existe aucun moyen de secourir Bruxelles. Il est juste que nous en tirions avantage". La garnison se rend finalement le 20 février, et est faite prisonnière sans recevoir les honneurs de la guerre.
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Siège de Bruxelles de 1746, Louis-Nicolas Van Blarenberghe, 1781, Collections du Château de Versailles |
Voilà qui clôt ce article pour aujourd'hui.
À bientôt pour de nouveaux billets historiques, et je vous souhaite un très joyeux temps des Fêtes!
"M. de Vaudreuil envoya par plusieurs reprises a M. Amherst pour le ramener a des sentimens plus favorables envers les troupes, mais sans succés; ses off(ici)ers penés eux mêmes de ce traitement ont dit tous que cetoit en represaillies de la Cruauté de nos sauvages outres en memoire de la capitulation de Closter Seven ou le general etoit".
Sources:
- Lettre du maréchal de Belle-Isle à M. le marquis de Montcalm, 19 février 1759, dans Henri-Raymond Casgrain, Lettres de la Cour de Versailles au baron de Dieskau, au marquis de Montcalm et au chevalier de Lévis, Québec, L-J Demers & Frère, 1890, p. 180-183.
- Journal des campagnes au Canada de 1755 à 1760 par le Comte de Maurès de Malartic, lieutenant général des armées du roi, gouverneur des îles de France et de Bourbon (1730-1800), publié par son arrière petit-neveu le Comte Gabriel de Maurès de Malartic et par Paul Gaffarel, professeur à la Faculté des Lettres de Dijon, Dijon, L. Damidot, 1890, p. 349.
mardi 17 décembre 2019
La violence du siège de Berg-op-Zoom (1747) dans les arts
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Siège de Berg-op-Zoom, Louis-Nicolas Van Blarenberghe, 1786, Collections du Château de Versailles |
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Beschieting van Bergen op Zoom / Attaques de Berg-op-Zoom, anonyme, 1747, Rijksmuseum (Amsterdam) |
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Plan de l'attaque de Berg-op-Zoom par M. de Lowendal en 1747, par H. M. Chevalier, 1747 (disponible sur Gallica) |
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Vue de la ville et des forts de Berg-op-Zoom assiegée par l'armée françoise sous les ordres de Mgr. le Mal. de Lowendahl le 14 juillet 1747.et prise par assaut le 16 septembre, Martin Marvie, 1747-1750, Rijksmuseum |
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Het beleg van Bergen op Zoom door de Franschen, gravure hollandaise de Gerard Sibelius, 1750-1752, Rijksmuseum |
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Afbeelding van de bombaardeering der stad Bergen op den Zoom, door de Franschen, op den 1e. Augustus des jaar 1747, Simon Fokke, 1772, Rijksmuseum |
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Ruïne van de Groote Kerk te Bergen op den Zoom, van binnen, ziende van het choor naar den tooren, gravure de Simon Fokke, 1772-1780, Rijksmuseum |
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Prise d'assaut de Berg-op-Zoom, Louis-Nicolas Van Blarenberghe, 1786, Collections du Château de Versailles |
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vendredi 13 décembre 2019
L'usage des mines dans la guerre de siège
Les mines ne disparaissent pas pour autant, et connaissent même un certain retour en grâce lors de la guerre de Succession d'Autriche, grâce notamment au perfectionnement du savoir-faire des ingénieurs militaires. Les mines ne sont par contre plus utilisées principalement pour faire la brèche, mais plus comme un moyen supplémentaire d'affaiblir des fortifications et leur garnison, et pour appuyer les efforts principaux pour faire la brèche.
L'assiégé peut également avoir recours aux contre-mines, galeries souterraines destinées à localiser les mines ennemies et à les désamorcer, ou même à gêner la progression des mineurs de l'assiégeant.
Se développe alors une véritable « guerre souterraine » entre mines et contre-mines, assiégeants et assiégés. Les sources soulèvent les résultats particulièrement atroces de ce type d’affrontements, du fait des conditions difficiles qui les entourent : le manque d’espace dû à l’étroitesse des galeries, la faible lumière des chandelles et l’air vicié, tout est réuni pour des empoignades effroyables à l’arme blanche. Le siège de Vienne par les Ottomans en 1683 demeure un des exemples les plus marquants de cette guerre de siège « souterraine ».
Une représentation de ce que pouvait être la difficulté de ce type de situation est donnée dans le film espagnol Alatriste, réalisé par Agustin Diaz Yanes et sorti en 2006. Dans ce film est représenté le siège par les Espagnols de la ville hollandaise de Breda en 1625 (avec il est vrai des tranchées de siège plutôt similaires à celles en vigueur à partir de Vauban). Je vous partage ici une vidéo représentant une scène de guerre de mines et contre-mines (à partir de 4mn12 de la vidéo):
Plusieurs officiers français combattant en Nouvelle-France pendant la guerre de Sept Ans font référence aux mines.
À la fin de l'année 1758, Louis-Antoine de Bougainville est envoyé en France pour quémander des secours auprès des autorités versaillaises. En plus de mettre de l'avant le manque criant d'ingénieurs militaires dans la colonie (voir mon article à ce propos ici), Bougainville constate le besoin d'envoyer des spécialistes du maniement des mines, mentionnant qu'il n'y a dans la colonie "pas un seul homme qui ait la plus légère idée des mines". Il préconise ainsi l'envoi en Nouvelle-France d'un corps de vingt mineurs, qui pourraient former des ouvriers sur place.
Dans son Mémoire pour la défense du fort Carillon de 1759, véritable manuel de poliorcétique défensive auquel j'ai déjà consacré un article (voir ici), l'ingénieur français Jean-Nicolas Desandrouins suggère l'utilisation de fougasses pour défendre les abords du fort. Il émet cependant le constat, lucide, d'une impossibilité d'envisager d'utiliser les contre-mines, ne pouvant compter sur "l'avantage des assiégés dans la guerre sous terre, supposant nos mineurs trop ignorants pour s'en prévaloir", et rejoignant ainsi Bougainville quant au besoin d'envoyer en Nouvelle-France des spécialistes des mines.
Il insiste plus loin en ajoutant:
"Les caissons, fougasses et mines (sous-entendu contre-mines) sont la meilleure défense des places; mais il ne faut pas se flatter de trouver des mineurs en Canada".C'est sur ce constat réaliste de l'ingénieur français que je vous laisse pour aujourd'hui.
À bientôt pour de nouveaux billets historiques!
Michel Thévenin
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- Dictionnaire portatif de l’ingénieur, où l’on explique les principaux termes des Sciences les plus nécessaires à un Ingénieur, sçavoir : l’Arithmétique, l’Algèbre, la Géométrie, l’Architecture civile, la Charpenterie, la Serrurerie, l’Architecture hydraulique, l’Architecture militaire, la Fortification, l’Attaque et la Défense des Places, les Mines, l’Artillerie, la Marine, la Pyrotechnie. Par M. Bélidor, Colonel d’infanterie, Chevalier de l’Ordre militaire de Saint Louis, Etc, à Paris, chez Charles-Antoine Jombert, 1755.
- Mémoire, pour servir d'instruction dans la conduite des sièges et dans la défense des places, dressé par Monsieur le Maréchal de Vauban, et présenté au roi Louis XIV en 1704, à Leide, chez Jean & Herman Verbeek, 1740.
- Traité de l'attaque des places, par M. Le Blond, professeur de mathématique des pages de la grande écurie du Roy, à Paris, chez Charles-Antoine Jombert, libraire du Roy pour l'artillerie & le génie, 1743.
- Mémoire sur la défense du fort de Carillon, dans Henri-Raymond Casgrain, Lettres et pièces militaires. Instructions, ordres, mémoires, plans de campagne et de défense 1756-1760, Québec, Imprimerie L.-J Demers & Frère, 1891, p. 107-143.
- Louis-Antoine de Bougainville, Mémoire à la Cour, 12 janvier 1759, dans Henri-Raymond Casgrain, Lettres et pièces militaires. Instructions, ordres, mémoires, plans de campagne et de défense 1756-1760, p. 79-90.
lundi 9 décembre 2019
Bougainville vs Rigaud, ou les sottises d'un officier canadien
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Portrait de Louis-Antoine de Bougainville par Jean-Pierre Franque, 1839, Collections du Château de Versailles |
"On ne sera pas embarrassé en France de la réponse que lui aura faite un homme de condition, officier et Français".
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Reconstitution d'une attaque "par escalade". Je remercie la compagnie de reconstitution historique Régiments du Passé pour m'avoir autorisé à utiliser leurs photos. |
"Il lui dit qu’il étoit envoyé par M. de Vaudreuil, son général, pour lui annoncer qu’il étoit à la tête d’un corps de troupes considérables, dans le dessein de prendre par escalade son fort situé sur le terrain du Roi son maître, et qu’il étoit usage, en pareille occurrence et entre peuples policés, de se sommer pour éviter un carnage qu’on ne pourroit empêcher, par rapport à la grande quantité de sauvages".
"Le sommant et le sommé ignoraient qu'une escalade est une action de surprise [...] C'est que pour ne pas être ridicule à la guerre, il ne suffit pas d'être homme d'esprit".
Sources:
- Louis-Antoine de Bougainville, Écrits sur le Canada. Mémoires, journal, lettres, Québec, Septentrion, 2003.
- Autre relation de l’expédition sur le fort Georges février et mars 1757, dans Henri-Raymond Casgrain, Relations et journaux de différentes expéditions faites durant les années 1755-56-57-58-59-60, Québec, Imprimerie de L.-J.Demers & Frère, 1895, p. 77-86.
jeudi 5 décembre 2019
Une autre conférence à Sillery
Une nouvelle petite annonce pour aujourd'hui.